Salon APS
Surete / securite : les vertus de la crise

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Index de l'article
1. Surêté / sécurité : les vertus de la crise
2. La sûreté / sécurité au c
3. La sécurité : un marché inégal
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Lecteur à reconnaissance faciale en 3D, lecteur à reconnaissance des veines de la main et dernières générations des lecteurs d’empreintes digitales, lecteur de biométrie faciale à la volée, lecteur à reconnaissance du réseau veineux du doigt… cette année la biométrie, était la grande vedette du salon de ce 14e salon APS à la porte de Versailles, à Paris.

Brigitte TAUNAIS

Confortique Magazine
n° 215 décembre 2009

 

Un succès. Avec 93 exposants (vs 80 en 2007), et 6 500 visiteurs, le salon APS dédié à la sûreté/sécurité a connu à nouveau un beau succès malgré l’abandon, cette année, de la partie incendie. Preuve du succès de cette nouvelle édition : des visiteurs inhabituels comme les représentants des bureaux d’études, les consultants, les architectes et de nombreux clients finaux constitués à 65 % par les entreprises – autant de catégories socioprofessionnelles qui jusqu’à présent n’avaient pas l’habitude d’arpenter les allées du salon. Et pour la première fois, les organisateurs du salon ont donné la parole à des associations d’utilisateurs. Ainsi ASIS France (Association for Security & Industry) et le CDSE (Club des Directeurs de Sécurité d’Entreprises) ont-ils organisé leur assemblée générale lors de ses trois jours tandis que l’on notait la participation de nouvelles associations d’utilisateurs comme l’Agora des Directeurs de Sécurité, l’An2v (Association nationale des Villes vidéosurveillées) ou Périfem (Association technique du commerce et de la distribution) qui a organisé une conférence très suivie et animée par Franck Charton, délégué général de Périfem, sur la démarque inconnue – sujet ô combien sensible dans ce secteur d’activité !

APS 2009 a également été l’occasion de mettre en avant les dernières technologies utilisées en matière de sûreté et de sécurité. Vidéosurveillance, détection intrusion, identification/contrôle d’accès, lutte anti-terrorisme, sécurité de l’information en passant par la protection du travailleur isolé, la géolocalisation… le salon a réuni produits, systèmes et solutions à la pointe de l’innovation illustrant ainsi les grandes tendances et les axes d’évolution du marché.

Le commerce, une activité particulièrement visée

La sécurité, un marché en pleine expansion (cf. tableaux) surtout en période de crise. Et en toute logique, ce secteur recrute. 100 000 nouveaux postes sont prévus d’ici 2015 ! Soit près de 15 000 nouvelles recrues par an. Particuliers, entreprises, collectivités… Plus la crise est aiguë, et plus les besoins sécuritaires augmentent, comme nous le précise Marie Jason la Directrice marketing d’APS (cf. itv). Et parmi les premiers visés : les commerces de proximité. Une situation nouvelle puisqu’après 5 années de baisse, la tendance s’est inversée l’année dernière. La démarque inconnue représente aujourd’hui 1,37 % du chiffre d’affaires de la distribution, selon le Baromètre annuel du vol dans le commerce et la distribution, plaçant du même coup la France au troisième rang européen des mauvais élèves. Et cela ne devrait pas s’arranger, car selon le Livre blanc "récession et criminalité dans le commerce" publié par le Centre of Retail Research, vols, intimidations et violences envers les salariés de la distribution seraient en voie d’augmentation ; selon cette enquête, 40 % des distributeurs européens interrogés ont constaté une hausse du vol à l’étalage. Mais la démarque inconnue connaît aussi de beaux progrès chez les employés qui s’adonnent de plus en plus à cette activité. Selon cette enquête, 18 % des distributeurs considèrent avoir été victimes de la fauche intra-muros. Près d’un quart d’entre eux auraient même constaté une augmentation des actes criminels commis par les employés contre les biens. Décidément, tout fout le camp ! Pour répondre à ces attentes, APS avait donc organisé un espace d’informations pour répondre à ces tendances émergentes.

Georges Sorel, Président de la FFAC (Fédération Française des Associations de Commerçants) souligne la complexité des préoccupations des commerçants : "Face à la multiplication de cette délinquance et surtout au manque d’expérience de ces nouveaux braqueurs, la profession est considérablement désorientée. On ne peut tout de même pas mettre un gendarme à la porte des boulangeries ou un sas de sécurité à chaque entrée de magasin ou pire encore permettre aux commerçants d’être armés. Les solutions techniques sont indispensables, mais les efforts sont à porter sur la limitation du flux monétaire. Soit au travers d’une collaboration entre les commerçants, les banques et l’Etat, soit par la généralisation des modes de paiement par carte bleue ou autre moyen électronique".

Des chariots élévateurs qui jouent les filles de l’air…

Mais les commerces ne sont pas les seuls visés. Les chantiers connaissent aussi ce même fléau : outillage, engins de chantier et métaux divers et variés, à leur tour, filent à l’anglaise. Selon la FFB, le coût de ces larcins qui n’a rien de menu s’élèverait à plus d’un milliard d’euros. Et d’après la Fédération, tous les départements sont touchés de même que tous les métiers et toutes les entreprises quelle que soit leur taille. Ainsi le 8 juillet dernier, un chantier de construction de Pont-à-Marcq (Nord-Pas-de-Calais) a été la cible de vols de gaines électriques contenant du cuivre… 2 jours plus tard, ce sont deux groupes électrogènes, une tronçonneuse, une perceuse, deux mitigeurs, divers outils et même un échafaudage complet qui ont disparu comme par enchantement à La Margottière (Indre). Ce n’est plus de la fauche, mais un véritable inventaire à la Prévert ! Cependant, des solutions existent, telles que les puces RFID. La FFB a, dans ce sens, rédigé en collaboration avec l’association FIL RFID un cahier des charges sur les systèmes permettant l’identification, l’inventaire et la protection antivol/anti-vandalisme des matériels, équipements et matériaux sur chantiers. Ces solutions techniques reposent sur une BASE RFID active/GPS/GPRS qui assure le relais entre les capteurs d’informations et la plate-forme de gestion des alarmes, permettant le cas échéant de faciliter les recherches des objets volés. Car, on le voit, si le marché de la sécurité connaît une véritable révolution technologique, force est de constater que la délinquance, elle aussi, se sophistique de plus en plus pour devenir un vrai business.  •

 

Biométrie

Le marché mondial de la biométrie pourrait atteindre les 5 milliards d’euros en 2008. En France, la disparition des freins culturels et psychologiques conjuguée à la banalisation des technologies permettront à ce secteur de se développer de manière plus rapide.
 

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Principales technologies
marché mondial 2008

source : International Biometric Group
Empreintes digitales
28.4 %
Morphologie faciale 11.4 %
Iris
5.1 %
Géométrie de la main
1.8 %
Reconnaissance vocale
3 %
Reconnaissance veineuse
2.4 %

 

Le marché de la sécurité en France

En 2007, le marché français de la sécurité est estimé à 18 milliards d’euros, en augmentation de 5,8 % par rapport à 2006. Il se répartit en trois grandes familles : la sécurité/sûreté* (13 milliards d’euros), représentant 72 % de la totalité et en hausse de 6,5 % par rapport à 2006, la sécurité incendie (2,5 milliards d’euros), représentant 19 % de la totalité et en hausse de 4,9 % par rapport à 2006 et, enfin, la protection de l’homme au travail, représentant 17 % de la totalité et en hausse de 2,1 %. Le marché de la sécurité est fortement lié à l’évolution de la conjoncture économique du pays. En France, la profession, qui a bénéficié d’une croissance de 5,8 % en 2007, pourrait être ramenée à moins de 5 % en 2008 et aux alentours de 3 % en 2009.

 

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En millions d'euros
source : En Toute Sécurité Atlas 2009 
Segment 2007  2007/2006
Sécurité / sûreté
13 000
+ 6.5 %
Sécurité incendie 2 557
 + 4.9 %
Protection de l'homme au travail
2 234
 +2.1 %

 

Sûreté / Sécurité

En 2007, le marché français de la sécurité est estimé à 18 milliards d’euros, en augmentation de 5,8 % par rapport à 2006. Il se répartit en trois grandes familles : la sécurité/sûreté* (13 milliards d’euros), représentant 72 % de la totalité et en hausse de 6,5 % par rapport à 2006, la sécurité incendie (2,5 milliards d’euros), représentant 19 % de la totalité et en hausse de 4,9 % par rapport à 2006 et, enfin, la protection de l’homme au travail, représentant 17 % de la totalité et en hausse de 2,1 %. Le marché de la sécurité est fortement lié à l’évolution de la conjoncture économique du pays. En France, la profession, qui a bénéficié d’une croissance de 5,8 % en 2007, pourrait être ramenée à moins de 5 % en 2008 et aux alentours de 3 % en 2009.
source :  En toute Sécurité Atlas 2009 

Des chantiers très peu surveillés

Une entreprise sur deux a été victime d’au moins un vol significatif de plus de 10 000 €. Le coût des vols a été globalement évalué à plus d’un milliard d’euros.
56 % des vols sont des vols simples, 43 % sont des vols avec effraction et 1 % avec violence ou séquestration.
Les équipements techniques (électricités, plomberie…) représentent 40 % des vols, le bois et le métal 16 %, la maçonnerie (parpaings, carrelages…) 13 % et les finitions (décoration, douche…) 13 %.
sources : enquête réalisée en 2007 par la Fédération Française du Bâtiment et article leparisien.fr “Mobilisation contre les vols sur chantiers”, février 2009.

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Alarmes intrusion

Après deux années de régression, le marché de l’alarme a enregistré une hausse de 3,9 % en 2007 (4 % pour le secteur résidentiel et 3,8 % pour le non-résidentiel). Conséquences de la crise économique mondiale, les premières estimations annoncent un recul de -1,5 % pour 2008, qui risque de s’accentuer et d’être supérieur à - 5 % en 2009.



 
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