Vidéothèque
Meubles et fixations |
|
|
|
Page 1 sur 4
Bénéficiant depuis 3-4 ans de la forte croissance en volume enregistrée sur le segment des écrans plats, le marché des meubles et fixations TV se défend cependant de connaître pareille dynamique, toute proportion confondue. Malgré une bonne résistance en 2009 et un chiffre d’affaires en hausse sur les supports muraux (+5 %), le marché est aujourd’hui mis à mal par les défaillances recensées de part et d’autre, chez les fabricants et les distributeurs.
Pierre GAUTHIER
Un marché qui s’accrocheSegment de l’accessoirisation étroitement lié au marché de la TV, les meubles et fixations continuent en 2009 de bénéficier de l’engouement du consommateur pour les écrans plats, et ce malgré l’érosion constatée de la valeur. Résistant aux tensions économiques qui agitent le marché depuis le début d’année, en raison de la baisse de la consommation, le marché des meubles et fixations TV bénéficie en 2009 de la forte progression en volume enregistrée par le segment TV.
Le meuble en perte de vitesseMalgré la baisse sensible des ventes observée sur les grandes tailles de téléviseurs, la bonne santé du cœur de cible, représenté par les 37-42 pouces, ainsi que la montée en puissance des petites tailles tirées par le second équipement, a permis au marché de se maintenir. "Nous nous situons aujourd’hui dans un marché dynamique, avec une progression chaque année importante des ventes d’écrans plats dont la moyenne se situe entre le 37 et le 42 pouces, indique Ludovic Thomazeau, Responsable grands comptes chez Vivanco France (marque Titan). Le phénomène TV d’un 2e voire 3e écran monte en puissance. Il s’agit en général d’un téléviseur de taille plus petite nécessitant un support". Bénéficiant de la forte demande du consommateur en solutions de fixation, en raison bien souvent de l’emplacement de ces écrans dans la maison (cuisine, chambre à coucher, etc.), les supports muraux enregistrent une croissance de +5 % en valeur. Ainsi, le 1er semestre 2009 crédite le marché des fixations d’un chiffre d’affaires de 19,8 millions d’euros (source GfK) contre 16,3 millions d’euros sur la même période en 2008. Bien que 2009 ait enregistré un bon début d’année, les mois de juillet et d’août, historiquement les plus bas de l’exercice en raison des vacances d’été, ont été plus difficiles. Ce n’est véritablement qu’à la fin du mois de septembre que les premiers signes de la reprise ont commencé à se faire ressentir. En revanche, concernant les meubles à poser, le constat est moins optimiste. En effet, là où les supports ont pu bénéficier de la montée en puissance des petites tailles, les tables ont quant à elles souffert de la baisse en volume enregistrée sur les plus de 42 pouces ainsi que de l’érosion de la valeur si bien que le secteur est en perte de vitesse. Pour autant, la répartition du chiffre d’affaires global du marché des meubles et fixations TV crédite les meubles à poser de 60 % de parts de marché tandis que les supports ne représentent que 40 %.
Fonctionnalité, prix, designBien que cette tendance s’inverse et même s’accentue pour ce qui est des volumes, cette répartition de la valeur s’explique naturellement par le positionnement de prix des deux familles de produits. "En effet, tandis que les supports gravitent autour d’un prix moyen de 100 euros, le cœur du marché des meubles à poser se situe quant à lui entre 300 et 600 euros", précise Sébastien Ponzio, Responsable communication de Dam (marque Vogels). En outre, le choix d’un meuble à poser ou d’une fixation murale ne relève pas seulement d’un choix lié au prix du produit mais également à ses fonctionnalités, à son design ainsi qu’à son intégration dans le cadre de vie. Ainsi, les tendances déco constituent aujourd’hui l’un des critères incontournables dans la sélection du meuble ou du support. Bien souvent, ce choix est d’ailleurs le fait de la femme puisqu’elle s’implique de plus en plus dans l’acte d’achat du mobilier. "Spontanément, le consommateur achète aujourd’hui un téléviseur par volonté d’avoir un bel écran chez lui, explique Frédéric Paul, Directeur général de BAF Import (marques Sonorous, Gisan). Le ¾ du temps, il rentre avec l’idée en tête de l’accrocher au mur ainsi qu’il l’a vu en magasin. Or, une fois madame avertie de la nécessité d’ouvrir une saignée dans le mur, il se heurte à son refus d’engager des travaux et d’altérer la décoration. Et elle de porter son choix vers les solutions proposées par les meubles techniques intégrant une colonne montante sur laquelle se fixe l’écran". La femme a toujours une part dans la décision très importante car il y a des contraintes de design, de technique et de mouvement du support.
Un choix correspondant à ses besoinsBien que le droit de citer de la femme en matière de déco soit de plus en plus prépondérant dans l’acte d’achat du meuble ou de la fixation (Woman Acceptance Factor), d’autres facteurs inhérents à l’utilisation ou à l’installation du produit constituent également des critères de choix. Ainsi, dans le cadre d’une location, le consommateur va davantage orienter sa sélection vers des meubles à poser ou techniques, préférables à la nécessité de percer le mur pour fixer un support. Dans un registre plus pratique également, il se tourne plus aisément vers des solutions simples à installer et répondant à ses besoins en matière de fonctionnalités (rangements DVD, tiroir, cache-câble, etc.) mais aussi d’intégration. Certaines enseignes telle La Maison Contemporaine ont entre autres bâti leur notoriété sur cette capacité à répondre à ces besoins. "La gamme Modus permet une intégration totale de l’écran dans le meuble pour une dissimulation complète et esthétique de ce dernier, commente Gérard Azen, PDG de La Maison Contemporaine. Composé de plusieurs modules, le meuble peut ainsi revêtir plusieurs configurations selon les besoins de l’utilisateur". Bien que la demande en solutions d’intégration et en supports bénéficie de l’effet levier de la phase de renouvellement du parc de téléviseurs installés, qui crédite les foyers français d’un taux d’équipement en écrans plats de 47 %, le marché des meubles et fixations TV n’affiche cependant pas la même dynamique. Et bien que l’absence de réelles innovations sur ce segment puisse paraître la cause de cette observation, la crise se situe à un tout autre niveau et vise directement le modèle économique en place. |
||||||





