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TéléVISION : l'image sort de l'écranConfrontés d’année en année à des cycles de renouvellement technologique de plus en plus courts, les fabricants sont ainsi soumis à une dévalorisation de l’offre de plus en plus rapide. Recherchant continuellement à apporter davantage de valeur dans leurs produits, en développant notamment les fonctionnalités et en améliorant la qualité d’image, les marques investissent aujourd’hui dans le design mais surtout dans la technologie, permettant d’enrichir l’expérience du consommateur. A l’heure où la notion de convergence numérique prend toute sa dimension au sein de l’habitat, les marques jouent la carte de l’innovation en étendant les fonctionnalités de leurs produits à de nouveaux domaines. Développant le concept de maison connectée dont le point de mire est le téléviseur, les fabricants surfent désormais sur la vague de la connectique. DLNA, Bluetooth, HDMI, USB 2.0, Wifi sont autant de normes à présent supportées par les écrans plats et qui permettent au consommateur de rester connecté en permanence à ses contenus numériques, qu’ils soient vidéo ou audio.
La maison de demain sera connectéePrésentée lors de l’édition 2009 de l’Ifa, qui s’est tenue du 4 au 9 septembre à Berlin, la notion de maison connectée constitue pour les constructeurs l’avenir du marché de la TV. Evoquée depuis plusieurs mois avec notamment l’arrivée sur le marché des disques durs multimédias, elle est désormais une réalité ! Répondant effectivement aujourd’hui à l’un des besoins du consommateur qui est de pouvoir stocker, partager et échanger du contenu depuis n’importe quel support, les nouvelles fonctionnalités des écrans plats développent en outre l’interaction de l’individu avec son environnement. Caméscopes et appareils photo numériques, consoles de jeux, lecteurs Blu-ray et tuner TNT HD, disques durs multimédias mais également informatique et domotique, tout semble désormais converger vers le téléviseur qui aujourd’hui plus que jamais rythme la vie du foyer. "Nous remarquons que le consommateur est intéressé par tout ce qui entoure la notion de convergence numérique et de connectivité, remarque Aurélie Devallet, Chef de produits TV de la division EGP chez Panasonic. Cependant, il n’est pas forcément demandeur, car cela ne fait pas partie de ses premiers critères d’achat. En revanche, dans le cadre d’une montée en gamme produit, associée à d’autres fonctionnalités qui concernent vraiment le cœur d’utilisation de la TV (qualité d’image), il y a vraiment un réel intérêt de la part du consommateur autour de ces nouvelles technologies de connectivité" – cf. Le grand débat autour de la convergence numérique, émission de ConfortiqueCulturePro. "Le fait de connecter un téléviseur à Internet est un argument de vente qui n’est pas véritablement déclencheur, indique Jean-Christophe Bideau Farro, Directeur des achats Blanc-Brun-Gris chez Conforama. En revanche, il en va différemment en ce qui concerne la notion de convergence numérique prise dans sa globalité. Nous parlons en effet là de la capacité à mettre ensemble, à développer notamment les univers bundle entre un écran et une source complètement numérique que ce soit un lecteur dvd, un lecteur Blu-ray, etc. Ces univers, ces bundles, ces présentations globales sont quelques choses sur lesquelles nous sommes plutôt bons et que nous allons continuer à développer". A chaque évolution technologique, il y a une révolution de l’affichage. A l’époque du tube cathodique, ce fut la technologie 100 Hz. Puis, sous le règne du LCD apparut la Haute Définition. A l’heure où le LED fait ses premiers pas et où l’OLED n’en est encore qu’au stade embryonnaire, les fabricants se tournent déjà vers l’avenir en annonçant l’expérience visuelle de demain, la 3D. Divisant les constructeurs quant à sa place sur le marché de la TV, la 3D voit sa légitimité fortement remise en question. Est-elle le devenir de la télévision ou simplement un phénomène de mode promis à un marché de niche ?
La 3D, évolution ou révolution de l’image ?Présenté à Berlin par quelques fabricants, le téléviseur en 3D n’est toutefois pas annoncé sur le marché avant longtemps, bien que Panasonic ait prévu une commercialisation des premiers écrans dotés de la technologie 3D en 2010. En effet, et malgré l’investissement des marques dans ce procédé, la technologie 3D est aujourd’hui confrontée à un problème d’envergure, l’absence de contenus en 3D sur le marché. "La 3D n’a d’intérêt que s’il y a du contenu", évoque André Bousquet, vice-Président de Samsung France. Bien que les plus grands studios et producteurs d’Hollywood s’intéressent depuis quelques années de près à ce format cinématographique (“Là-haut” du studio Pixar, “Voyage au centre de la terre”, “Avatar” de James Cameron, “Alice au pays des merveilles” de Tim Burton, “Tintin” de Steven Spielberg), l’absence de programmes en 3D fait qu’il est pour l’instant difficile pour les constructeurs de lancer cette technologie sur le marché. Certes, l’arrivée au cinéma de films en 3D va séduire le consommateur et l’inciter à investir dans un téléviseur 3D afin de revivre chez lui l’expérience visuelle vécue dans les salles obscures. Or cela est sans compter le positionnement de prix excessivement élevé de cette technologie ainsi que les investissements nécessaires pour en profiter pleinement. En effet, l’acquisition d’un lecteur Blu-ray compatible 3D est également essentielle, ce support étant le seul capable à l’heure actuelle de stocker les données d’un film HD enregistré en 3D (56 Go contre 25 Go pour un Blu-ray classique). Si le cinéma est à l’heure actuelle le seul univers à proposer du contenu en trois dimensions, le jeu vidéo constitue également un secteur où la 3D prend de plus en plus d’ampleur, notamment depuis l’avènement des consoles next gen permettant d’afficher du contenu en HD. "Le jeu vidéo se développe beaucoup sur la 3D, témoigne Aurélie Devallet (Panasonic). Il constitue l’un des univers qui va très fortement pousser cette technologie. Il est déjà un fort vecteur d’équipement sur les grandes tailles d’écrans. Cela sera également le cas demain sur la 3D". Supportée selon les fabricants par la technologie LCD ou Plasma, la 3D varie néanmoins en termes de qualité d’affichage et d’image selon les modèles. Cette distinction perçue par l’œil est due à la différence de fréquence d’entrelacement des deux signaux permettant à l’écran d’afficher une image en 3D.
La 3D au secours du Plasma ?"La nouvelle technologie Plasma NeoPDP de Panasonic est aujourd’hui la seule à pouvoir délivrer une image 3D Full HD aux mouvements fluides et précis, explique Laurent Abadie (Panasonic). La vitesse de rafraîchissement extrêmement rapide (0,001ms) des écrans Plasma NeoPDP Panasonic permet de restituer des contenus qui nécessitent deux fois plus d’informations qu’une image Full HD classique, et sans aucune perte de qualité. La 3D constitue aujourd’hui la revanche des grandes tailles d’écran et du Plasma". En effet, comparativement, le LCD souffre de rémanences qui, à la longue, incommodent et fatiguent l’œil. Se positionnant déjà devant le LCD en ce qui concerne la qualité d’image, la technologie Plasma a ainsi peut-être trouvé avec la 3D l’argument clé qui lui permettra de rattraper en partie son retard sur son concurrent. Bien que de nombreux acteurs aient tourné le dos au Plasma, d’autres comme Ubisoft ont été séduits par les performances d’affichage en 3D de cette technologie qui permet de donner une nouvelle dimension, notamment à l’expérience de jeu. C’est la raison pour laquelle l’éditeur français, réalisateur du jeu vidéo Avatar, a récemment conclu un partenariat avec Panasonic. Outre la collaboration entre Panasonic et James Cameron sur Avatar, Ubisoft a également choisi la marque japonaise pour son implication depuis longtemps dans la technologie 3D et le cinéma au sein des Panasonic Hollywood Laboratories. En effet, elle est le seul fabricant à avoir développé des caméras permettant de filmer en 3D, lesquelles sont justement employées pour Avatar. Se mêlant aujourd’hui aux autres normes, technologies et fonctionnalités déjà disponibles sur le marché, la 3D vient apporter au consommateur la perspective prochaine d’une nouvelle expérience visuelle. Mais également une nouvelle problématique. Submergé qu’il est par la technicité de l’offre, à laquelle il ne comprend rien, le public se retrouve en effet aujourd’hui totalement perdu dans cette jungle terminologique dans laquelle le revendeur est son seul guide.
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