Vidéothèque
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![]() Une qualité d’image sans compromisQui dit téléviseur évoque de manière tacite l’image. L’amélioration de la résolution, de la qualité et de la fluidité de l’image est également au cœur de la course à la technologie. Initiée à l’époque des téléviseurs à tube cathodique avec la technologie 100 Hz, cette ambition s’exprime aujourd’hui à travers l’avènement de la haute définition. En plein essor depuis le lancement au cours de l’été 2008 de la nouvelle norme HDTV, imposant au 31 décembre 2009 que tous les écrans de plus de 32’’ (80cm) se prévalant de l’appellation HDTV intègrent un tuner TNT HD, les téléviseurs HD ont enregistré une croissance de plus de 3 300 % sur l’année. Quant aux modèles Full HD, le bilan 2008 révèle une très forte progression en volume de plus de 1,3 million de pièces (contre 400 000 en 2007). A ces excellents résultats, il faut également créditer la généralisation de l’intégration du Mpeg-4 dans les autres équipements. Bien qu’encore marginaux sur le marché en raison de leur prix prohibitif, les lecteurs Blu-ray Disc investissent peu à peu les foyers. Aujourd’hui estimé à 130 000 pièces par le Simavelec, le parc de lecteurs de salon devrait en effet quadrupler en 2009 pour atteindre les 500 000 unités, avant de franchir le cap du million de pièces en 2010. De même, le parc de consoles de jeu offrant la possibilité de lire des contenus en haute définition, la Playstation 3 en tête avec 1 399 563 unités vendues au 21 mars 2009 (source VG Chartz) connaît depuis 2008 une croissance importante grâce aux baisses de prix successives des machines. Enfin, l’arrivée massive sur le marché en 2009 des lecteurs multimédias, permettant d’enregistrer et de lire du contenu en haute définition sur son téléviseur, représente un autre temps fort de l’expansion de la norme HD dans les foyers. Fort de ses prévisions sur le court terme, le Simavelec estime ainsi qu’en 2010 plus de la moitié des ménages recevront des contenus audiovisuels en haute définition. En matière de confort de vision, si pour l’heure les principaux constructeurs concentrent leurs efforts sur le déploiement au sein de leurs gammes des technologies 100Hz (+370 % en 2008) et 200 Hz, d’autres ont su développer de nouveaux procédés offrant une qualité d’image excellente, avec des spécificités supplémentaires.
La convergence de l’offreA l’heure où le passage au tout numérique est d’actualité sur le territoire national, l’intégration de systèmes dits convergents a également profité au segment des écrans plats. Apportant au consommateur de nouveaux services en termes de partage d’information mais également de navigation sur Internet, la convergence numérique, informatique, télévision et home cinéma constitue en 2009 l’une des grandes tendances qui profitent sur le marché de la TV. "Le consommateur français a tendance à se retrouver chez lui seul ou entre amis, explique Jean-Robert Marenco, Directeur marketing TV de Philips. Nous constatons aujourd’hui que se développe un véritable attachement au foyer. Ce qui a une conséquence directe sur la volonté entre individus de partager du contenu multimédia". Bien que traduisant une évolution du mode de consommation de la télévision, ce nouvel usage de la TV ne prétend cependant pas concurrencer l’informatique. La télévision demeurant le premier média de loisirs des Français avec 3 h 07 mn consacrées en moyenne par jour (sources GfK), devant Internet (2 h 17 mn en moyenne par jour), il s’agit plus d’apporter une offre claire en termes de services répondant aux nouveaux besoins du consommateur. Ceci se manifeste notamment par une connectique plus diversifiée (USB 2.0, DLNA, etc.) autorisant le transfert sur l’écran du téléviseur de fichiers (photos et vidéos) depuis un périphérique (clé USB, disque dur, carte SD, etc).
Quid de la crise sur le marché de la TV ?A la différence d’autres secteurs de l’EGP, le marché de la TV a plutôt bien résisté en 2008. Charles Lelong, Chef de produits-IT Senior chez Samsung explique cela par "une tendance naturelle du consommateur français à se recentrer en temps de crise sur son intérieur, privilégiant ainsi le cocooning et l’acquisition de biens durables". Bien que tiré vers le haut par le segment des écrans plats qui continue encore et toujours de croître en volume (+30 % entre janvier et mars 2009), il est cependant confronté depuis 3 ans à une importante érosion de sa valeur. Bien que demeurant en moyenne plus cher que le LCD, la technologie Plasma est la plus impactée par cette baisse des prix. Quant au LCD, la chute en valeur observée sur le marché est symptomatique de la bataille sur les prix menée par la distribution, les marques et l’e-commerce. Philippe Maître, Responsable compte-clés produits Brun chez Haier, évoque ce malaise. "A titre de comparaison, la baisse des prix que nous constatons depuis 3 ans sur le segment LCD a mis près de 15 ans à se produire sur le marché des TV à tube cathodique". Principalement ressentie sur les mois de septembre et d’octobre 2008, cette baisse correspond en outre à l’arrivée sur le marché français des premiers téléviseurs HDTV équipés de tuner TNT HD. S’intégrant dans le cadre du projet de loi adopté par Bruxelles, imposant aux membres de l’union européenne de passer au tout numérique d’ici 2012, le lancement du Full HD a contraint les fabricants et distributeurs à brader les prix des modèles classiques non conformes (tuner TNT, Mpeg-2). D’importantes opérations promotionnelles et de destockage ont ainsi eu lieu sur Internet et au sein de la distribution, entraînant une dévalorisation importante de l’offre. Engagée dans une course à la compétitivité au détriment de la rentabilité, la distribution se heurtait ces dernières années aux verrous imposés par les constructeurs sur le prix de leurs produits. Avec l’émergence du commerce en ligne (+15 % en 2008), les enseignes ont cherché à aligner leur prix sur Internet, provoquant une levée de boucliers protectionnistes de la part des fabricants. "Cependant, les leaders mondiaux sont en train de renverser l’équilibre en adoptant aujourd’hui à leur tour une politique de prix agressive, indique Onur Tabak, Directeur général Délégué chez Vestel. Il faut s’attendre à une forte pression de leur part sur le marché en 2009 pour compenser les pertes en valeur". S’il est vrai que les volumes de vente ont permis de combler les pertes en valeur en 2008, la dévalorisation de l’offre représente la préoccupation première des constructeurs et des disributeurs en 2009. Cherchant en effet à maintenir un certain niveau de valeur, les constructeurs ont ainsi décidé d’en créer en investissant dans la technologie.
La technologie au secours de la valeurCette recherche constitue l’un des enjeux majeurs de 2009, elle atteste du souhait des marques de proposer aux consommateurs une offre toujours plus large et riche en termes de performances. S’agissant d’une question de priorité, la satisfaction de la clientèle s’exprime aujourd’hui à travers le développement du format UltraSlim, des grandes tailles d’écrans, de la connectique mais également à travers l’optimisation de la fluidité de l’image et la réduction de l’impact sur l’environnement. Lancée en 2008, l’offre UltraSlim devrait se généraliser sur le marché en 2009. Moins encombrants pour des performances toujours plus optimales en termes de qualité d’image, les écrans UltraSlim répondent en outre à un réel besoin du consommateur en produits faciles à installer au mur, sans débordement. Flottant littéralement dans l’air, le concept Floating Design développé par Sony correspond parfaitement à cette tendance, et ce d’autant plus qu’il intègre la technologie sans fil. Engagée depuis quelques années, l’évolution des écrans vers les grandes tailles devrait également se poursuivre cette année avec la généralisation des 42’’ (107cm). Quant à la connectique, la progression du taux de multi équipement des ménages (+5 %) impose désormais aux constructeurs d’intégrer dans leurs téléviseurs plusieurs prises (HDMI, USB). Constituant les deux principaux axes de développement du marché de la TV en 2009, l’optimisation du rendu de l’image ainsi que les questions environnementales s’expriment à travers l’arrivée de nouvelles technologies. Spécifiques à certains fabricants (Néo PDP pour Panasonic, HCFL pour Sony) ou bien communes (LED), ces innovations apportent une réelle valeur ajoutée aux produits grâce à leurs caractéristiques techniques. "Dans le cadre de la technologie Néo PDP équipant les téléviseurs Plasma de Panasonic, il s’agit de créer une rupture avec le discours traditionnel prononcé à l’égard du Plasma et de changer le regard des gens vis-à-vis de cette technologie, explique Céline Rabaud, Chef de produits TV chez Panasonic. Outre une amélioration notable de la luminosité de l’écran, le Néo PDP permet au consommateur de diminuer de moitié sa consommation d’énergie". Déjà précurseur en matière de qualité d’affichage avec sa technologie CCFL (Cold Cathode Fluorescent Lamp), Sony innove à nouveau en 2009 en lançant le HCFL (Hot Cathode Fluorescent Lamp). Disponible exclusivement sur le modèle W5, cette nouvelle technologie propose une meilleure luminosité. Utilisant la chaleur pour stimuler les cellules, elle nécessite donc moins d’énergie pour le rétroéclairage, permettant dès lors au consommateur de réaliser des économies d’énergie. Quant au LED, qui est pressenti aujourd’hui pour supplanter à terme la technologie LCD, ses caractéristiques techniques lui permettent de bénéficier d’une meilleure gestion des contrastes, tout en offrant une consommation d’énergie moindre grâce à un rétroéclairage assuré par l’intermédiaire de diodes. "Un téléviseur LED de 55’’ commercialisé en 2009 consomme aujourd’hui autant qu’un écran LCD de 32’’ commercialisé en 2008, rapporte Charles Lelong (Samsung). L’économie d’énergie réalisée sur un téléviseur LED par rapport à un LCD est de 40 % en marche, et de 60 % en veille". |
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