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Avec un nombre de pièces vendues estimé à un peu plus de 650 000 en 2008, le marché du caméscope accuse un retrait en volume de 4 % hélas non compensé, bien au contraire, par l’évolution des prix. De fait, étant évalué à environ 370 € durant 2008, le prix de vente moyen poursuit sa descente jusqu’au début de l’année en cours et a atteint en février dernier 327 € ! Cette érosion explique la perte de 14 points en valeur dudit marché.
Confortique Magazine
La mémoire flash et le Full HD à l’honneurSur le plan des caractéristiques des caméscopes, toute la profession s’accorde à reconnaître le double phénomène de remplacement des technologies historiques du caméscope (MiniDV et DVD) par une nouvelle venue, la mémoire flash, et de l’avènement de la haute définition. Inexistantes en 2007, les techniques de mémoire flash ont fait l’été dernier une apparition aussi soudaine que brutale. "Aisément transportables, plus compactes, explique Constance Géliot, Chef de produit caméscope Panasonic, moins consommatrices d’énergie, moins fragiles, les cartes utilisées avec cette technologie ont bénéficié d’une appropriation immédiate de la part du consommateur. Celui-ci a effectivement compris de suite tous ses avantages, et ce d’autant plus facilement qu’il connaissait déjà la carte via son APN ou son PDA notamment !" Si l’on ajoute à cela l’absence induite de pièces en mouvement dans le caméscope apportant un silence de fonctionnement accru et une fiabilité supérieure, on saisit tout de suite pourquoi cette technologie, pourtant partie de zéro, occupe aujourd’hui 36 % des volumes du segment. Au détriment direct des MiniDV (- 21 points en un an) et DVD (- 14 points) qui ensemble reculent d’autant. Pour sa part, le caméscope équipé de disque dur tire son épingle du jeu et maintient ses volumes de vente, mais pour combien de temps encore ? La question s’avère légitime. Autre révolution du marché, l’adoption de la haute définition. Il s’agit là d’un ample mouvement général, cette dernière correspond actuellement à 30 % des ventes contre seulement 20 % en moyenne sur les douze mois passés. Un perfectionnement suivi par tous les acteurs dont en particulier Canon qui va jusqu’à proposer à la distribution des bornes de présentation avec écran intégré diffusant en boucle une vidéo didactique sur le sujet. Et justement, en termes de pédagogie, la montée en puissance du salon haute définition via l’écran plat Full HD, le lecteur Blu-ray et la TNT désormais HD permet des explications sur points de vente d’autant facilitées que cette thématique de la haute définition est ainsi déjà abordée de façon approfondie avec le grand public vis-à-vis de ces produits.
Ils filmaient, maintenant ils prennent de plus des photosDans le même temps, les caméscopes continuent de voir leur ligne évoluer comme le souligne Mathias Even Chef de groupe image JVC : "Nous avons lancé, mini révolution à l’époque, en février 2008 une nouvelle gamme de caméscopes haute en couleur et celle-ci a connu un succès immédiat. Tant et si bien qu’aujourd’hui, nous sommes suivis par presque tous les concurrents. Dans la même veine d’innovations remarquées, JVC a mis au point un système de connexion aisée au site Internet YouTube qui lui aussi fait montre d’un engouement total. Ces avancées nous permettent ainsi de concerner un public tout à la fois plus jeune, plus technophile voire plus féminin ! Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt car l’un des grands pas en avant des caméscopes repose actuellement sur leurs nouvelles facultés à prendre des photos avec des standards d’exigence qui n’ont aucunement à rougir face au monde des APN. Au cœur de cette perspective, JVC proposera avant l’été un caméscope authentiquement hybride, le GZ-X900 !" De fait, cette tendance s’avère forte et chaque marque y va désormais de son propre savoir-faire afin de mieux s’engager vers cette voie certaine du nouveau caractère hybride du caméscope.
Un caméscope sur 5 vendus sur Internet
Côté forces en présence sur ce marché, les parts de marché des principales marques (voir tableau) montrent l’existence de deux ténors, Sony et JVC. Celle-ci, notamment grâce aux innovations citées à l’instant, voit d’ailleurs sa position évoluer favorablement de façon régulière. Notons que réunis, ces deux grands noms frôlent à eux seuls les deux tiers du marché ! Puis viennent d’autres marques réputées de l’EGP ou de l’image telles que Samsung (absent du segment des caméscopes à disque dur), Canon et Panasonic. Plutôt stable, cette répartition subira potentiellement un large remaniement en 2009 si Samsung parvient à atteindre son objectif qui consiste ni plus ni moins à occuper la place N° 2 du segment des caméscopes haute définition ! A surveiller donc… Enfin, en ce qui concerne cette même répartition, mais cette fois par canal de distribution, deux points sautent aux yeux. La prépondérance des multispécialistes, tout à fait justifiée par le haut besoin en conseils et explications que suscite l’appareil auprès du consommateur final. Celle position dominante correspond à presque 50 % du marché en valeur, soit l’équivalent d’un caméscope sur deux ! Second point remarquable, l’extraordinaire succès des ventes en ligne qui, comme le prouve le non-écart de leurs parts de marché en volumes et en valeur, ne jouent absolument pas les francs-tireurs en optant pour des prix fracassés, ainsi qu’auraient pu le laisser penser certaines idées reçues. D’aucuns avancent que ce succès est dû à l’absence de pléthores de références dans les gammes des différentes marques, ce qui facilite d’autant de rapides et fructueuses comparaisons. Une aptitude, il faut le dire, sur laquelle Internet se montre le mieux placé. Cet essor, se fait principalement au détriment des GSA, et semble poursuivre encore son ascension. De 17 % en février 2008, les ventes en ligne dépassent aujourd’hui les 20 % ! La question est donc désormais de savoir s’il s’agit là d’un plafond ou d’une simple étape ? • |
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