GEM
La cuisson a toutes les sauces

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Une des singularités de la population française est cette culture gastronomique qui donne à la cuisine une dimension si particulière. Véritable sacerdoce pour chacun, loisir ludique pour d'autres, nombreux sont ceux qui tiennent à disposer d'équipements adaptés. Au fil du temps, les habitudes alimentaires et les modes de vie ont considérablement évolué. Pour les accompagner, les fabricants des appareils de cuisson ont poursuivi leur quête d'exigence. La cuisine devenant peu à peu une pièce à vivre, les marques ont soigné les design et fait de leurs produits, des éléments esthétique dédiés aux intérieurs harmonieux et aux saveurs retrouvées.

Naïma BENHEBBAJ
Confortique Magazine Spécial 20 ans
numéro 196 – janvier 2008

 

Les 20 dernières années ont été fortement marquées par l'électroménager encastrable. Celui-ci continue d'ailleurs toujours de tirer le marché vers le haut. De l'avis de tous, la cuisine intégrée fait rêver les consommateurs. Pour preuve 450 000 cuisines équipées ont été vendues en 2006. Et le potentiel est encore énorme avec 50 %, de taux d'équipement des ménages français. De plus les jeunes générations reprennent volontiers le chemin des fourneaux. D'après une étude réalisée par l'Ocha Observatoire Civil des Habitudes Alimentaires, 70 % des français âgés de 16 à 65 ans avouent aujourd'hui faire la cuisine avec plaisir. Lassés des repas réchauffés et rapidement avalés, ils ont envie de redécouvrir des recettes savoureuses et nutritives. Les Français ont ainsi depuis les années 2000 redécouvert la cuisine, un lieu où peu à peu on se retrouve, en famille ou entre amis, autour d'une préparation culinaire minutieuse et imaginative. Ces évolutions, synonymes d'innovations, les marques le souhaitaient. Car avec le retour de la cuisine pleine de saveurs et de convivialité, s'annonce celui des appareils de cuisson élaborés. Fours multi-fonctions, tables de cuisson et hottes aspirantes ont, en effet, connu ces dernières années des évolutions et des révolutions technologiques.

 

Induction, la formule 1 de la cuisson

Deux énergies seulement et pourtant le choix d'une multitude de tables de cuisson : induction, halogène, radiant, gaz, mixte, domino... Depuis toujours, le défi demeure le même : proposer  une même solution pour la cuisson vive, pour saisir une viande, les plats mijotés, pour les préparations en sauce, bœuf en daube, osso bucco... Ces tables de cuisson assurent aujourd'hui la réussite de toutes les recettes. D'un point de vue esthétique, l'évolution a été également remarquable. Au début des années 90, la technologie s'affiche souvent par le biais de boutons apparents et d'indications multiples sur le tableau de commande. Comme pour la cuisinière vitrocéramique CV 6096 d'Arthur Martin, lancée en 1993. Elle est alors équipée d'un bandeau de commandes à programmateur numérique et d'une option kit porte froide. Dans un tout autre style, les Evolutives de Seb, lancée en 1992, correspondent à des plaques de cuisson noires vitrocéramique. Afin de coller à l'air du temps et aux nouveaux modes de vie, elles sont posables sur le plan de travail, transportables et composables. Puis à peu à peu, les tables s'habillent d'émail, d'inox ou de verre, dans un esprit de gamme avec les fours et les hottes. Illustrant parfaitement cette tendance, la MetalLook de Siemens opte en 2006 pour une teinte aux reflets inox, obtenus grâce à la superposition d'une plaque inox et d'un verre vitrocéramique. Apparue en 1985, la table à induction a constitué une révolution significative dans l'univers du GEM. Ainsi le piano Chef de Thermor lancé en 1992, qui alliait cuisson à induction et zone chauffe-plats de grandes largeurs (380 x 180 mm). Les tables à induction sont désormais adaptées aux espaces traditionnels de dimensions 56 x 49 cm. L'épaisseur a été considérablement réduite (en moyenne 5,5 cm) pour rendre l'installation encore plus aisée. Le premier atout de ce produit est avant tout la performance. En effet, il dispose aujourd'hui de foyers indépendants de forte puissance, pouvant aller de 5 W à 4000 W. La Table Memo de Sauter, lancée l'année dernière sur le marché, propose ainsi un foyer induction de 3100 W. Dans son cadre en inox au bord biseauté, elle reprend les critères esthétiques d'aujourd'hui. Grâce à ces puissances élevées et à un meilleur rendement, il réduit considérablement les durées de chauffage, d'où des gains de temps très appréciables. Il en résulte d'importantes économies d'énergie : de 40 à 60 % par rapport aux autres sources d'énergie. Autre évolution : chaque foyer offre différentes positions de cuisson pour un réglage très fin de l'intensité. Les cuissons les plus courantes sont pré-programmées pour un accès direct. Les touches sensitives facilitent le nettoyage de la surface. Aujourd'hui, les tables à induction proposent des fonctions qui rendent le quotidien plus agréable comme des formats de foyers de grand diamètre (jusqu'à 28 cm) et des touches « Booster ». Côté ergonomie, l'innovation touche la forme même de la table de cuisson. Ainsi, on voit apparaître sur le marché des tables de cuisson à induction rondes, ou conçues pour s'adapter à un angle du plan de travail.

 

Les fours, instruments d'une cuisson optimale

Les fabricants n'ont cessé au cours de ces deux dernières décennies de perfectionner le four, afin que le consommateur puisse allier avec le même appareil tous les types de cuisson. Face à cette polyvalence nécessaire, les fabricants n'ont jamais hésité à mettre en avant les qualités "multi-fonctions" de leurs produits. Ainsi en 1993, le four Galbe de Scholtès permet aux consommateurs de satisfaire toutes leurs exigences. En plus des fonctions fournil, rôtisserie, barbecue, pâtissière et  "d'étuve", il a pour avantage de prendre une forme très futuriste et épurée, grâce notamment à sa façade miroir. Un peu plus tard en 1995, Sauter présente le Polyfour Saveurs 2991 MOP qui propose une cuisson traditionnelle, une cuisson micro-ondes de 800 W et une cuisson combinée. Depuis plusieurs années, les fours multi-fonctions intègrent l'électronique, dédiée à la maîtrise des températures souhaitées. Avantages : une qualité de cuisson optimale et des économies d'énergie. L'électronique est également exploitée pour offrir des fonctions de gestion de base telles que la préconisation de températures, l'affichage des données, la programmation de départs différés... Aujourd'hui l'évolution de l'électronique permet de proposer des fours intelligents et conviviaux. Ainsi, les fours multi-fonctions sont, pour les néophytes comme pour les initiés, de véritables assistants culinaires. Ainsi l'Autocook de Brandt permet avec son programme de choisir parmi 6 fonctions types, puis de laisser le four calculer automatiquement le mode de cuisson, la durée et la température.

 

Bijoux technologiques

Ces nouveaux bijoux technologiques détiennent de nombreuses recettes préprogrammées, que l'on peut également personnaliser. Les écrans des bandeaux de commandes permettent dorénavant l'affichage des modes de cuisson avec des textes et des icônes animées, qui permettent de visualiser la fonction de cuisson en cours. Le four Color Matrics de De Dietrich va plus loin et ose même la couleur. Il est équipé du premier écran de programmation en couleur  et s'anime avec des touches de commandes sensitives rétro-éclairées en bleu. De manière générale, le nettoyage a aussi été pris en compte dans la conception des fours. En effet, la technique la plus utilisée en France, la Pyrolyse est un cycle de nettoyage qui détruit les projections de sucres et de graisses à très haute température (500 °C). Depuis peu de temps, une pyrolyse intelligente est proposée : l'appareil détermine lui-même le mode de pyrolyse à choisir en fonction du degré de salissure du four. Cela permet d'obtenir un résultat optimal tout en limitant la consommation d'énergie. Depuis 1995, conscients de la préoccupation des consommateurs pour la sécurité, les fabricants ont développé plus intensivement des solutions efficaces. Les appareils mis sur le marché répondent à des exigences de sécurité et des normes strictes. Des caractéristiques telles que les "Porte Froide" (identifiées par un logo), les déflecteurs (qui servent à protéger le gril et donc à limiter les brûlures), l'arrêt anti-basculement, l'isolation renforcée et les systèmes de ventilation optimisés sont de plus en plus répandus. En 1994, la gamme de fours encastrables pyrolyse « Porte froide » de Whirlpool prévenait déjà les brûlures et allégeait la corvée de nettoyage. Sa porte et son bandeau plein glace, les boutons de commande escamotables et son sélecteur de cuisson font de cet appareil un classique du genre. N'oublions pas les tables de cuisson à gaz, qui restent le système de cuisson incontournable du secteur. En effet, le gaz demeure l'énergie la plus répandue et près de 60 % des foyers français sont aujourd'hui équipés en tables gaz. L'évolution sur ce produit s'est faite à travers notamment le développement de l'allumage automatique et électronique "deux mains" (activée par pression d'un bouton indépendant). Côté sécurité, le thermocouple est devenu indispensable. Il est l'organe de sécurité absolue du brûleur à gaz. A l'image de nos modes de vie, la cuisine (et avec elle les appareils de cuisson) doit sans cesse s'adapter. En matière d'esthétisme, l'offre s'articule désormais autour de la notion de "Family Line" et les fours, tables de cuisson et hottes se coordonnent donc pour une parfaite harmonie. Le choix en design s'est élargi pour toujours mieux s'intégrer dans les différents styles de cuisines, du plus classique au plus contemporain.  •

 

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