Commerce en ligne
Une progression de 9 % ?

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En 2009, les sites de commerce électronique en ligne  ont réalisé 15,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France, représentant une hausse de 11 % par rapport à 2008, selon l’étude annuelle réalisée par Benchmark Group sur cette thématique. Pour 2010, le cabinet d’études et d’éditions spécialisées dans les nouvelles technologies table sur une croissance de 9 %, soit en valeur un total de quelque 16,9 milliards d’euros.

Eric TIXIER

Confortique Magazine
n° 223 octobre 2010

 

L’année dernière, les sites de vente en ligne ont enregistré un chiffre d’affaires global estimé par le cabinet Benchmark Group à 15,5 milliards d’euros, soit une hausse, comparé à 2008, de 11 %. Et la tendance semble se confirmer en 2010 puisque les mêmes experts extrapolent une évolution de 9 % en 2010, soit un total annuel qui avoisinera les 17 milliards d’euros. Cette croissance s’explique davantage par la progression du nombre d’acheteurs en ligne (+ 9 %) que par la hausse de la dépense moyenne annuelle par consommateur. Un phénomène assez surprenant dans le sens où l’on aurait pu supposer que l’Internet était désormais reconnu bel et bien comme une surface de vente 100 % entrée dans les mœurs de tout un chacun. L’on pouvait également présumer du fait que cet espace virtuel générait une forme de banalisation favorable à des achats récurrents qui auraient participé à une possible et régulière augmentation du panier moyen global. Il n’en est rien car les chiffres démentent ces hypothèses ! Cela signifie par ailleurs que le segment des ventes en ligne n’a pas encore atteint sa pleine maturité puisqu’il réussit à convaincre encore de nouveaux internautes. Rappelons sur ce point que seuls quelque 70 % des foyers français disposent d’un accès à la Toile à leur domicile. En d’autres termes, en excluant les connexions autres que chez soi (web café, lieu de travail, relations…), les ventes en ligne se privent de quelque 30 % de la population française.


Des gains de parts de marché plus difficiles en 2010

La crise aidant, il est à noter que le commerce en ligne a notamment été affecté par le ralentissement rapide de la croissance sur le marché du tourisme de surcroît prépondérant parmi les achats électroniques puisque ce secteur représente 45 % du chiffre d‘affaires total. À la réflexion, cette forte présence paraît bien naturelle une fois corrélée à la valeur moyenne des produits qu’il propose comparée à celles d’autres biens vendus en ligne tels que DVD et autres livres ou vêtements. Il aurait été en ce sens intéressant que le cabinet communique ses estimations de paniers moyens par famille de produits, mais cette information reste l’apanage de l’étude que Benchmark Group propose à moins de 1 800 euros. Un document qui depuis 1998 a valeur de véritable point de repère en tant que panorama complet de l’activité et des stratégies de plus de 50 grands acteurs de la vente en ligne auxquels s’ajoutent de nombreuses enseignes de la distribution spécialisée telles que Boulanger, Darty, Castorama, Conforama et Ikea. "Le contexte économique est néanmoins resté très favorable au commerce en ligne, puisqu’il continue de gagner des parts de marché au détriment des autres canaux de distribution, et ce sur l’ensemble des secteurs qu’il occupe, précise Nicolas Garmy, Responsable de l’étude. Et bien que ces gains de parts de marché sur les autres canaux de distribution s’annoncent plus difficiles pour les mois à venir, le commerce profitera en revanche d’un meilleur contexte global sur deux de ses marchés phares : le tourisme et le high-tech." Par ailleurs, en ce qui concerne l’équipement de la maison, les ventes en ligne profitent d’une dynamique favorable issue de la montée en puissance des pure-players et l’arrivée régulière de nouveaux acteurs. Quant au secteur de l’équipement de la personne, la croissance de l’habillement est due à l’essor des sites de ventes privées et à l’ouverture continue de boutiques par les marques comme par les enseignes de distribution spécialisées.


Le mobile, nouveau vecteur de croissance ?

Portées par l’actuel avènement des smartphones qui constituent d’ores et déjà plus de 20 % en volume des ventes de téléphones cellulaires, les ventes en ligne, initiées depuis un mobile et baptisées m-commerce, ne représentent encore qu’une part infime du total des ventes : moins de 1 % du chiffre d’affaires Internet. Pour l’instant ! Car il est évident que l’essor de ces appareils, de plus dotés d’interfaces agréables et intuitives à même de modifier les habitudes d’achat grâce à la simplicité que celles-ci offrent, participera à ce que tous les actuels acteurs de ce segment acquièrent une expérience permanente en vue du développement certain de ce nouveau support. D’ailleurs parmi les 51 grands acteurs en ligne interrogés par Benchmark Group pour son étude 12 % d’entre eux disposent déjà d’un applicatif dédié à des transactions via le mobile. Plus fort encore, 18 % supplémentaires prévoient de lancer eux aussi un site m-commerce en 2010 ! 

 

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