Chiffres
Un cas d’ecole

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Index de l'article
1. Un cas d'école
2. Carrefour, les 50 ans d'un géant
3. Commentaires sur quelques valeurs
 

Commentaires sur quelques valeurs

  Cours en euro 16/10/2009
Extremes ajustes sur un an
Evolution (en %) début 2009
Valeurs françaises
Alcatel-Lucent*
3,16
3,39 / 0,87
+ 106
Carrefour*
30,15
33,9 / 22
+ 9
Casino*
55,36
57,8 / 39 + 13
France Telecom*
17,42
21,08 / 15,4
- 13
P.P.R.*
85,07
93,25 / 31
+ 82
Safran*
12
13,48 / 6,59
+ 24
Seb*
38,69
39,4 / 16,4
+ 80
Thomson*
1,35
1,84 / 0,36
+ 40


* Les valeurs marquées d’un astérisque sont admises au SRD (Service de Règlement Différé)

  Cours en euro 16/10/2009
Extremes ajustes sur un an
Evolution (en %) début 2009
Valeurs Etrangères
Dupont de Nemours
22,88
25,13 / 12,75
+ 32
General Electric
10,7
16,25 / 4,75
- 6
Kesa Electricals
1,72
1,79 / 0,9 + 105
CAC 40
3827.60
3907.49 / 2465.46
+ 19

 

 

Casino : conforme aux attentes

Le troisième trimestre, Casino parvient à limiter le recul de ses facturations à 1,9 % (à périmètre et taux de change constants), et à 1,3 % sur neuf mois. L’Hexagone, qui représente 63 % du chiffre d’affaires, a souffert inégalement : le recul le plus important a été celui de Leader Price (plus de 10 %), mais il s’agit d’un phénomène ponctuel ; les hypermarchés accusent une baisse prévisible de 6,3 % ; les supermarchés reculent de 4,4 %, tandis que Monoprix limite le sien à 2,7 % et que Franprix manifeste une quasi-stabilité à - 0,7 %. L’international, porté par l’Amérique du Sud, progresse de près de 3 %. Casino, fort d’un profil adapté au contexte économique, va poursuivre la création de magasins Franprix et Leader Price, ainsi que son programme de cessions d’actifs pour réduire sa dette. Le groupe ne participera pas à la bataille des promotions afin de préserver ses marges. Moins chargé en hypers, mieux armé sur les formats de proximité (38 % du chiffre) et sur le discount (24 % du chiffre), leader sur le segment des marques propres, et fort d’un pôle immobilier représenté par Mercialys (foncière détenue à 50 %), Casino marque des points par rapport à son concurrent direct Carrefour. Nous restons à l’achat.

 

France Télécom : retrouver la sérénité

La fréquence élevée des suicides d’employés chez l’opérateur national fait l’objet d’une large couverture médiatique. S’il est assez normal que les drames internes d’une grande entreprise du CAC 40 soient relayés par les médias, il ne faut pas oublier pour autant que cette fréquence est également anormalement élevée dans les professions agricoles ainsi que dans l’éducation nationale. Mais le retentissement y est plus discret. La démission de Louis-Pierre Wenes, directeur France, chargé de la réorganisation du groupe, nommé en 2002 par Thierry Breton, et directement impliqué dans cette affaire douloureuse, ne semble pas avoir suffi à calmer les esprits et les angoisses du personnel. Son remplaçant, Stéphane Richard, en place depuis le 1er septembre, non pour ce poste, mais pour prendre la suite de Didier Lombard, va connaître un baptême du feu peu confortable. Les déplacements de salariés ont été gelés jusqu’à la fin de l’année, et le PDG s’est engagé à ce que les salariés puissent bénéficier d’une période de trois ans de stabilité minimum sur un poste après une mobilité fonctionnelle ou géographique. Rappelons que France Télécom, lors de son passage au privé, n’a pas eu recours à des licenciements massifs comme l’ont fait nombre de ses concurrents, mais a préféré tabler sur les départs volontaires et la mobilité de ses collaborateurs. Ce dernier point atteint désormais ses limites. Il va falloir trouver des modalités de management plus proches des sensibilités individuelles, sans abandonner pour autant l’efficacité opérationnelle. C’est une épreuve importante pour France Télécom : en sortir positivement aurait un double avantage, à la fois éthique et économique, et Didier Lombard se donne deux mois pour que l’entreprise retrouve sa sérénité. Dans cette attente, nous restons confiants dans le titre, faiblement valorisé et dont le rendement est très attractif.

 

PPR va introduire la CFAO en bourse

Le groupe vient d’engager le retour en Bourse de la CFAO. Acquise en 1990, la Cie Française de l’Afrique Occidentale est un ancien comptoir africain, aujourd’hui spécialisé dans la distribution d’automobiles et de produits pharmaceutiques en Afrique et dans les départements et territoires d’outre-mer. En 2008, la CFAO avait réalisé un chiffre d’affaires de 2,9 Mds d’euros, pour un résultat opérationnel de 277 millions, soit une marge opérationnelle de 9 %. C’est ce qu’on appelle une "pépite", une très belle affaire qui a contribué au résultat opérationnel de PPR à hauteur de 15,6 %. Sortir de la CFAO "représente une nouvelle étape de la stratégie de croissance de PPR autour d’un ensemble cohérent de marques mondiales puissantes" dans l’équipement de la personne, selon François-Henri Pinault. Valorisée entre 1,5 et 2 Mds d’euros, la filiale apporterait les fonds nécessaires à de nouvelles acquisitions dans le luxe, et permettrait de réduire l’endettement net. Choisie en fonction de son excellente rentabilité, la CFAO précéderait donc d’autres filiales destinées à sortir du périmètre, dès que leur situation le permettra, c’est-à-dire la Fnac, Conforama et Redcats. Nous restons à l’écart du titre, correctement valorisé.

 

Safran : objectifs annuels confirmés

Le chiffre d’affaires du troisième trimestre s’est établi en faible hausse de 1,2 % à 7,53 Mds d’euros. Détaillé par domaines d’activité, il fait apparaître un recul de la propulsion de 2,3 % à 4,11 Mds, une stabilité des équipements aéronautiques à 2,02 Mds, une progression de 2,1 % pour la défense à 727 millions et une forte hausse de 43,8 % de la sécurité à 640 millions d’euros. Ces chiffres témoignent d’une bonne résistance à la crise, et la direction a confirmé ses objectifs annuels. Le marché, qui parfois ne sait pas lire, a sanctionné la valeur. Nous confirmons donc notre opinion favorable : acheter. 

 

General Electric : le t3 est mauvais

Le chiffre d’affaires du troisième trimestre est en recul de près de 18 % à 37,5 Mds de dollars, tandis que le bénéfice net du conglomérat chute de 44 % à 3,42 Mds de dollars. C’est un bien mauvais résultat pour GE, et pour l’industrie aux États-Unis, dans la mesure où GE, du fait de sa diversification, est considéré comme un bon indicateur. La situation financière du géant américain reste toutefois confortable puisque sur les neuf premiers mois de l’année, le cash-flow industriel s’élève à 11,5 Mds de dollars, le cash consolidé représentant pour sa part 61 Mds de dollars. On peut tenter des achats autour de 10 euros.



 

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