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Mikhail Kalachnikov tenant sa création Pierre MAIN
Confortique Magazine
L’information est passée pratiquement inaperçue. Kalachnikov, le célèbre fabricant de la non moins célèbre arme automatique, serait en liquidation judiciaire. Ses impayés s’élèveraient en effet à 400 millions de roubles (13 millions de dollars) ! Une telle nouvelle a de quoi surprendre. Le marché est incontestablement porteur, puisque l’on peut l’estimer autour d’un million d’unités par an. La concurrence existe, mais ne dispose pas du même prestige. Le hic, c’est que 90 % des ventes de la fameuse mitraillette Kalachnikov proviennent de… contrefaçons. Certes, le produit est particulier, mais considérons qu’il en est de même pour la Sté Beretta, qui est non seulement la plus vieille fabrique d’armes du monde, mais également la plus ancienne entreprise du monde puisqu’elle remonte au… XVe siècle ! Le cas de Kalachnikov se présente presque comme un cas d’école. On constate que la contrefaçon peut être meurtrière (sans jeu de mots) pour une entreprise. Que la marque, pourtant mondialement connue et gage de qualité prouvée, n’a pas protégé ladite entreprise. Que la clientèle, peu regardante sur l’origine du produit (ce qui est logique, car elle ne l’est pas non plus sur son utilisation), n’est nullement captive. Qu’aucun brevet, règlement, loi, taxe ou saisie douanière n’a été en mesure de s’opposer aux contrefacteurs. Dans un monde de brutes, le succès de cet objet hautement technique s’est retourné contre ses auteurs, comme un… boomerang. • |
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