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Chiffres & cotes |
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n° 216 janvier 2010
Après l’Islande, victime de la légèreté de ses banques et endettée à 120 % de son PIB, d’autres pays se sont signalés par l’ampleur de leur endettement, pour divers motifs : la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne... Récemment, les marchés financiers ont frissonné devant les 80 milliards de dollars de dettes de l’émirat de Dubaï. Un aimable concert de cigales auquel nous apportons d’ailleurs notre contribution, non négligeable, ainsi que quelques proches voisins. Les agences de notation, très myopes avant la crise, ont chaussé des lunettes à gros verres et distribuent avertissements et mauvaises notes aux plus impécunieux, tandis que la notion de risque souverain, qui nous laissait traditionnellement incrédules, prend de plus en plus de consistance. Heureusement, il y a des "sauveurs" : l’Amérique compte sur la Chine, Dubaï sur Abu Dhabi, les pays d’Europe sur l’Union Européenne... Bref, nous en arrivons à ce constat surprenant : les Etats croient au père Noël ! Il ne s’agit pas de mettre leurs petits souliers au pied d’un sapin emblématique, mais de dire à leurs créanciers : si tu me fais mendiant, ma misère sera la tienne ! Un chantage qui devrait fonctionner, mais qui nous promet des lendemains qui, eux, ne chanteront guère. •
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