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Chiffres & cotes |
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n° 220 mai 2010 L’évolution démographique et les déficits actuels et futurs des régimes de retraite composent une équation dont les termes sont difficiles à digérer. Toutefois, c’est du rigide : nous étions à 4 cotisants pour 1 retraité au début des années 70, et nous sommes à 1,5 pour 1 aujourd’hui. Le rapport n’étant pas destiné à s’améliorer, c’est en effet très, très rigide. Parmi la liste des solutions proposées, de bon sens, farfelues ou démagogiques, il y en a trois dont on ne pourra faire l’économie : l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge légal, et l’instauration d’un régime général unifié par points. Il apparaît que toucher aux 60 ans de l’âge légal soit perçu comme un sacrilège innommable. Tout comme la remise en cause des régimes particuliers. Il faudra pourtant bien en passer par là, l’éviter ne changerait rien. Dans le futur, la faiblesse des retraites versées contraindra la majorité des cotisants à prolonger leur activité au-delà de 60 ans (et parfois bien au-delà), à moins d’avoir épargné très tôt pour se constituer un complément. Financer les retraites en taxant l’épargne investie serait donc aussi stupide qu’injuste. Quand le fond du problème est mathématique, il devient difficile de lui opposer des amabilités idéologiques. Et pas plus qu’aux chiffres, on n’échappera à la fable de la Cigale et de la Fourmi.
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