Vidéothèque
Chiffres & cotes |
|
|
|
Page 1 sur 3
n° 219 avril 2010
Nés à la fin des années 60, les centres commerciaux se sont affirmés comme de juteuses concentrations de vitrines, destinées à assouvir une soif de consommation populaire. Surfaces gigantesques (jusqu’à 50 000 m2), grandes marques, loyers élevés, synergie prévue entre les différents commerces, restauration et vastes parkings souterrains… Tout contribuait à en faire un pactole. La hausse brutale du prix de l’essence leur a porté un premier coup, avant que la crise économique ne leur en assène de plus violents. Il suffit de parcourir les allées de quelques centres de la Région parisienne, en semaine, pour s’apercevoir que la fréquentation a sévèrement dégringolé. Peu de chalands, encore moins de clients, de nombreux emplacements occultés ou désertés, bref, une sensation de vide que la musique d’ambiance accentue. Mais si, en trois ans, la fréquentation moyenne a chuté de près de 15 %, le rythme des ouvertures, lui, ne faiblit pas : d’ici 2015, plus de 7 millions de m2 vont s’ajouter aux surfaces existantes ! Une progression très supérieure à celle de la consommation. Ce paradoxe indique la formation d’une bulle destinée à éclater prochainement. S’imaginer que les consommateurs envolés reviendront en masse dans ces grands nids douillets s’apparente à un vœu pieux, et même très pieux. C’est ignorer que, comme la mode, une habitude nouvelle chasse l’ancienne, et s’ancre durablement. Peut-être conduira-t-on les enfants dans les centres, à l’avenir, mais par curiosité, sans plus.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||





