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n° 217 février 2010
L’entrée dans la nouvelle année a sonné la fin de la hausse boursière qui avait illuminé les derniers mois de 2009. C’est une consolidation modérée qui a eu lieu, inférieure à 10 %, et pratiquement mécanique, car une hausse de près de 20 % appelle forcément des prises de bénéfices, sans remettre en cause la tendance de court terme. En outre, les débuts d’année sont souvent difficiles, comme les fins de mois. Le chômage issu de la crise avance vers son pic et nous ne savons pas combien de temps il lui faudra pour retrouver son étiage d’avant. Autre baisse, qui était espérée, mais que l’on n’attendait pas ; celle de l’euro. La monnaie européenne a fléchi, faisant remonter le dollar, tout aussi mécaniquement. Cette baisse de l’euro n’est pas une mauvaise nouvelle : elle va donner de l’oxygène aux exportations. La surprise, c’est qu’elle a été causée par le risque (souverain) représenté par la Grèce. Personne ne croit à sa capacité de réduire son endettement en deux ans, et personne n’envisage que la patrie d’Archimède puisse faire appel au FMI ou sortir de l’euro. La solidarité européenne devra jouer, mais à quel prix, et devra-t-elle jouer aussi pour d’autres membres de l’Union ? C’est une question qui va peser sur l’euro pendant longtemps.
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