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Initiateur dans les années 90 avec les premières tables de cuisson à induction, FagorBrandt détient la première place sur le marché de l’induction. Le groupe doit sa position de leader à sa volonté stratégique de développement et d’innovation et à son portefeuille de marques. La dernière en date est signée Maxizone de Brandt.
Christine Dupuis
Confortique Magazine
![]() Thierry Leonard, Directeur général commerce du groupe FagorBrandt.
L’induction, moteur de l’encastrableAprès avoir connu des débuts timides, depuis une dizaine d’années, le marché de l’induction connaît des progressions très confortables. Il a réellement pris son envol dans les années 2000 pour avoisiner à ce jour les 450 000 pièces. Aujourd’hui, la moitié du chiffre d’affaires des tables de cuisson est réalisée par l’induction. Un ratio qui, dans les années à venir, devrait atteindre 55 % du chiffre d’affaires, selon les prévisions de Thierry Leonard, Directeur général commerce du groupe FagorBrandt "ce marché devrait croître de façon significative. Certes, dans le contexte actuel, les cuisinistes, réseau de distribution majoritaire avec une part de marché supérieure à 40 % dans l’induction, ont été les premiers impactés par la crise mais ils devraient se redresser au cours du second semestre 2010 si l’on prend en considération les reports d’achats des consommateurs. L’induction reste incontestablement le moteur de l’encastrable et bénéficie d’un excellent taux de satisfaction. Il n’y a pas meilleur ambassadeur qu’un consommateur vantant les mérites d’une table induction".
Dans le contexte actuel, si le marché encastrable traverse une période difficile, la famille induction tire bien son épingle du jeu avec une progression, à fin septembre 2009 selon GfK, de 8 % en volume avec toutefois une perte de sa valeur de 6 %. Durant la même période, le groupe FagorBrandt réalise une progression de 9,4 % de ses ventes en volume et est largement leader sur le marché de l’induction avec une part de marché volume de 43,1 % et une part de marché valeur de 41,4 %. Pour l’heure, plus d’une table sur deux provient du groupe FagorBrandt. Dans ce tableau, Sauter, marque 3e quartile, détient la première place en valeur avec une part de marché de 15,4 %, et réalise les plus fortes progressions avec 19,7 % en volume et 15,4 % en valeur. Quant à Brandt, marque généraliste, elle est la première marque en volume avec une part de marché de 14,8 %. "La première place en volume détenue par Brandt, marque généraliste, illustre la stratégie de développement du groupe FagorBrandt et la physionomie du marché de l’induction, ajoute Thierry Leonard. Dans les années 90, l’encastrable était détenu uniquement par des marques spécialistes comme Sauter, Thermor et De Dietrich qui par la suite, ont été rejointes par des marques généralistes. Cette tendance de fond répond à la demande du marché".
Fabrication franco-françaiseDepuis toujours, l’induction est une famille stratégique pour FagorBrandt. Ainsi, le groupe capitalise sur la fabrication de ses produits dans ses usines de production basées à Orléans et à Vendôme d’une capacité de production annuelle de plus de 2 millions d’appareils, tous produits confondus (tables de cuisson, fours, cuisinières, fours et hottes décoratives). "Rares sont les fabricants détenant un outil industriel sur leur propre territoire, permettant une grande réactivité vis à vis de la clientèle. La fabrication de nos produits sur un site de production français signifie proximité du marché d’autant que la France est le premier marché européen de l’induction" se félicite Thomas Raffegeau, Directeur marketing FagorBrandt.
![]() Thomas Raffegeau, Directeur marketing FagorBrandt. L’ensemble des tables induction du groupe est fabriqué sur ces deux sites industriels. A Orléans, sont produits tous les modèles 100 % induction (tables de cuisson et cuisinières), sans cadre de dimension standard, soit 20 lignes de produits ; et à Vendôme, les appareils en énergie mixte et les modèles spécifiques (cadres et dimensions particuliers). Avec un effectif de 720 personnes, le site d’Orléans dédie un espace à la Recherche et Développement. Le groupe consacre d’importants investissements au développement et à l’innovation notamment dans l’induction, cheval de bataille de l’entreprise. Dans le laboratoire basé à Orléans, les appareils sont paramétrés et réglés en fonction des us et coutumes culinaires des Français. De même, sont réalisés des livres de recettes où sont préconisées la température idéale, la puissance, les plages de réglage. "Dans un pays comme la France où la cuisine fait partie du patrimoine culturel, des marques légitimes dans la cuisson comme Sauter ou De Dietrich, doivent prendre en considération tous ces paramètres afin de concevoir des produits répondant au plus près aux besoins culinaires. Aussi, les innovations développées par le groupe s’orientent-elles vers des produits de plus en plus perfectionnés. Les innovations contribuent à la montée en gamme pour apporter de réels bénéfices consommateurs" ajoute Thomas Raffegeau.
Dès lors, le groupe développe en permanence de nouvelles technologies destinées en priorité aux marques haut de gamme bénéficiant ainsi d’une valeur ajoutée supplémentaire. "L’étape suivante de notre stratégie porte sur une plus grande accessibilité de nos avancées technologiques, développées quelques années auparavant, sur des produits mass-market, ajoute Thierry Leonard. Une nouvelle avancée technologique pousse la précédente innovation dans le standard commun". Aujourd’hui, par exemple, toutes les tables sont munies d’un minuteur qui était perçu il y a près de cinq ans comme un élément de montée en gamme. En 2008, FagorBrandt a rendu accessible la technologie induction sous la marque Fagor et sur les premiers modèles Brandt contribuant ainsi à la démocratisation de l’induction. "Notre portefeuille de marques nous permet d’appréhender le marché sous différents angles et d’offrir une vraie échelle de valeur. D’autant que notre force réside dans la parfaite maîtrise des différentes techniques d’induction. En 20 ans, le groupe a atteint plusieurs niveaux de paliers en terme d’évolution de la technologie de l’induction. Aujourd’hui, nous en sommes à la 7e génération de tables à induction". Avec les années, d’importantes avancées ont été faites en matière d’ergonomie : les premières tables étaient dotées d’accès mécaniques avant les accès sensitifs, ou encore la dernière nouveauté signée Sauter, lancée en 2009, la technologie LCD. Avec les écrans LCD, un dialogue direct s’instaure avec la table induction : les informations sont visibles et consultables simultanément sur l’écran (type de cuisson par puissance, temps de cuisson et fonctions spécifiques). D’autres améliorations ont été apportées sur les tailles et le rendement des foyers, l’ergonomie, sur les systèmes de sécurité, une puissance de 4 600 W sur un foyer de 28 cm contre 2 800 W auparavant. Les dernières générations de tables sont équipées de fonctions Memo, Tempo, Pasta et Booster.
L’innovation, cheval de bataille de l’inductionEn 2009, FagorBrandt a décidé de doter le marché d’une nouvelle technologie "zone libre" offrant une plus grande liberté de cuisson, déjà présente sur les tables induction Sauter et De Dietrich, sur les positionnements les plus hauts du marché. Lancée en 2005, le concept était baptisé Matrics sur la marque De Dietrich, un modèle exclusif doté d’une zone libre, un espace unique intégralement dédié à la cuisson sur lequel aucun foyer n’est dessiné. Cette innovation la plus avancée de l’induction a été appliquée par la suite sur une nouvelle table De Dietrich équipée d’un foyer Continuum, un espace de cuisson modulable, le plus grand (40 x 23 cm) et le plus puissant de sa génération (4 600 W permettant de disposer de deux zones de cuisson autonomes et permettant également d’occuper tout l’espace continuum. Le concept a été étendu à Sauter sous la signature Evolis.
![]() Mauricio del Puerto Directeur de la communication. Très récemment, la technologie a été déclinée sous la marque Brandt avec la nouvelle table Maxizone, disposant d’un foyer complètement modulable de 40 x 23 cm, d’une puissance de 3 600 W, qui autorise toutes les combinaisons. "Entre 2005 et 2009, le concept "zone libre" était focalisé sur notre marque élitiste, De Dietrich, avant d’être appliqué à Sauter, et enfin démocratisé sur la marque Brandt avec la Table Maxizone, lancée en novembre 2009. Il s’agit d’une petite révolution, une réelle innovation dans le domaine de l’induction qui casse les règles imposées depuis de nombreuses années : des tables dotées de 4 foyers. Aujourd’hui, cette réelle innovation est devenue accessible avec la Maxizone de Brandt, explique Thierry Leonard. S’il est primordial de développer de nouvelles technologies pour un industriel, il est également important que celles-ci soient présentes dans un maximum de foyers. Le vrai challenge consiste à passer d’un concept innovant à la phase d’industrialisation, et d’arriver à un niveau de prix accessible au plus grand nombre".
Une stratégie payante qui porte FagorBrandt à la première place du marché de l’induction sous ses quatre marques, lesquelles ont vocation à couvrir l’ensemble des quartiles du marché, souligne Thierry Leonard "FagorBrandt s’appuie sur une stratégie multi-marques nous permettant de véhiculer la technologie induction. Nous avons toujours misé sur une progression identique, voire plus rapide que celle du marché, grâce à nos innovations". Le groupe est ainsi en mesure d’attaquer le marché sous différents angles : la taille des produits, le nombre et la taille des foyers, les puissances (associées aux tailles des foyers), autant de critères lui permettant de créer une différenciation. • |
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