Notre histoire

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JANVIER 1988, 1er numéro de Confortique et JANVIER 2008, le Spécial 20 ans.
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1988-2008  – Spécial VINGT ANS


Pourquoi Confortique ? 

Partant du constat que nos lecteurs revendeurs n'étaient pas plus idiots que n'importe quel lecteur de la presse économique, et qu'ils n'avaient pas mérité une presse triste et sans intérêt, nous avons tout d'abord voulu que Confortique soit conçu comme un véritable news magazine, mais axé sur le thème de l'électrodomestique. Nous étions à l'époque où les médias se multipliaient : trop d'informations tue l'information. En effet, comment nos revendeurs pouvaient avoir accès à ce qui les intéressait ?

Or, le monde changeait. Pour les aider à s'adapter, il fallait à nos lecteurs un véritable outil de travail.

Mais le nom Confortique, comment est-il né ? Est-ce le salon Confortec qui nous en a donné l'idée ? Une précision, tout d'abord à cette époque le Salon Confortec n'existait pas, nous avions encore nos bons vieux Arts Ménagers et personne ne pouvait prévoir qu'ils changeraient un jour d'appellation. Mais revenons à Confortique. Pour la première partie du nom "Confort", elle s'imposait compte tenu du sujet. Et le "ique" ? Il répondait à deux préoccupations. La première était d'avoir un journal qui rassemble à la fois le blanc et le brun, partant du constat simple qu'un magazine professionnel se devait de parler de l'ensemble des produits vendus par ses lecteurs. Or, à cette époque déjà, la majorité de la distribution était mixte (blanc et brun). Le "ique" apportait donc la touche "d'électronique grand public". Mais il avait également une fonction plus marketing. Il était là pour rappeler que le monde changeait. Nous assistions à la fin des années en "ing", une nouvelle ère se profilait, celle des années en "ique", il fallait désormais produire ce que le marché demandait, la mode était à la productique.

 

Un succès immédiat

Dès le lancement, au salon des Arts Ménager de 1988, le succès fut immédiat. Il fut d'ailleurs sanctionné par une remarque brève mais complète du gourou du métier qu'était à cette époque-là Henri Lagarde (patron de Thomson Blanc) qui nous lança : "Confortique, c'est remarquable !"

Nous avions notre vade-mecum ! Pour le blanc du moins. Le brun fut un peu plus long à nous rejoindre. Particulièrement pour les annonceurs car pour la partie rédactionnelle, elle avait toujours représenté la moitié de nos pages.

Il est très intéressant de constater que pour être un annonceur de Confortique, la marque ou l'enseigne doit s'intéresser à ses clients ou ses adhérents. Durant la grande crise des années 90, et durant les 10 années qui suivirent, les fabricants de l'EGP ne firent quasiment plus de commerce, mais se contentèrent de gérer des flux logistiques et financiers. Ils n'éprouvèrent donc plus le besoin de s'adresser à leurs clients.

Nés en même temps que bon nombre de groupements, nous avons accompagné leur évolution. En portant la bonne parole aux commerçants, nous avons accéléré leur développement. Nous avons également contribué à une meilleure compréhension entre les fournisseurs et eux, en expliquant clairement la position des deux parties. Cette proximité nous vaut d'être parfois désigné comme bouc émissaire surtout par des grossistes dont la bonne conscience et la stratégie sont peu claires (pour ne pas dire très opaque !).

 

Toujours précurseurs !

Pour nous, une revue professionnelle se doit d'être à l'affût des évolutions du métier, voire même de les anticiper. Serge Amiard, Président du Directoire de Darty nous a récemment rappelé que nous avions prévu, avec 10 ans d'avance, les conséquences du multimédia sur l'EGP (mutation des principaux acteurs). Dès octobre 1992, avec une longueur d'avance sur toute la presse française, nous sortîmes le premier dossier complet sur le marché de la téléphonie mobile (à l'époque le GSM).

Autre succès, l'Europe. Dès 1992, nous avons pris notre bâton de pèlerin et sillonné l'Europe à la rencontre des grands acteurs tant fabricants que distributeurs. C'est ainsi que nous avons été à l'origine du fait que le Gitem rejoigne Euronics et de la rencontre entre Select et Pro (qui n'aboutit pas). Nos articles sensibilisant nos lecteurs à la cause des groupements européens, ils en accélèrent le développement, notamment en France. A noter qu'aucune autre revue professionnelle ne nous concurrença sur le terrain de l'Europe ni de l'ensemble des pays étrangers. Nous nous rendîmes aux USA (en septembre 1993, nous publiâmes un reportage sur Best Buy), en Pologne, en Chine (nous sommes la première revue française à avoir parlé de Haier, en 1998), Hong-Kong, la Russie etc. Toujours à l'affût des innovations, nous avons également été les premiers à publier une interview de James Dyson. Plus récemment, nous avons été les seuls à interviewer Yves Brottier, médaille d'argent avec son épilateur flash (à base de lumière) de l'émission de M6, l'inventeur de l'année.

 

Ambassadeur du monde

S'il y a 20 ans, nous parcourions l'Europe, aujourd'hui, c'est le monde qui est devenu notre terrain d'investigation. Nous avons considérablement développé la rubrique "salons". Un salon professionnel est un lieu de rencontres très privilégié de la profession, mais également un formidable observatoire de l'évolution des tendances. Pour vous, nos lecteurs, nous nous rendons en Chine, au Japon, aux USA, à Dubaï. Bien évidemment, si nous croisons certains de nos confrères lors de manifestations européennes, nous sommes les seuls français (et donc à ce titre ambassadeur de l'ensemble de la presse professionnelle) dès que la destination est plus éloignée.

 

Bravo à nos clients

Pour faire évoluer le métier, il nous fallait également faire évoluer la communication. Nous entamèrent donc une grande campagne pour faire comprendre à nos annonceurs qu'il ne servait à rien d'utiliser les annonces créées pour le grand public dans une revue professionnelle. En effet, les registres de communication sont radicalement différents. Le consommateur est amateur de rêve, d'achat plaisir tandis que le commerçant est plus sensible à la rentabilité (disponibilité du produit, argumentaire, etc). Nos clients comprirent vite notre message et dès lors, c'est l'ensemble de la communication dans la presse professionnelle qui devint plus pertinente.  •

 

Le numéro SPECIAL 10 ANS, en 1988, et le numéro de JANVIER 2000.
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