Page 3 sur 5
Les spécialistes, derniers de la classe
LSi les petits spécialistes avaient réalisé en 2006 une très belle
performance avec une croissance de 8 %, ils ne réitèrent pas, loin s’en
faut, leur exploit en 2007. Ils deviennent derniers de la classe. Avec
une croissance moyenne de 1,9 % en 2007, ils sont deux fois et demi
moins performants que les autres formes de distribution classiques qui
frôlent les 5 %. En brun, ils enregistrent des résultats corrects sans
plus, mais ne bénéficient plus de l’embellie du marché : avec 6 % de
croissance, ils se retrouvent à 30 % de moins que la moyenne nationale
(+ 8 %). Dans l’ensemble, ils se sont exclusivement focalisés sur la
télévision qui représente près de 80 % de leurs ventes totales d’EGP,
en oubliant les produits nomades, l’électronique embarquée, les
accessoires, bref, tous les segments qui ont constitué les relais de
croissance de l’année 2007. Ajoutez à cela une véritable faiblesse en
vidéo et en hi-fi et vous aurez l’explication de leur
contre-performance. Nul doute également, que les problématiques de
politiques internes, de restructurations, d’alliances réussies ou
échouées n’aient participé à leurs perturbations. Si les spécialistes
avec + 7 % ne réalisent pas véritablement d’exploit, en revanche, les
hypermarchés renversent la tendance avec + 15 %. Visiblement, ils ont
su miser sur les produits plus jeunes, plus tendance, notamment avec
l’électronique embarquée qui représente désormais près de 10 % de leurs
ventes EGP (contre 0,8 % pour les magasins de proximité). D’autant que
l’électronique embarquée a bénéficié à nouveau en 2007 d’un résultat
toujours en nette hausse par rapport à 2006 (+ 28 % en valeur),
conséquence logique de la montée en puissance des systèmes GPS
portables.