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Dans le paysage de la distribution française des appareils
électrodomestiques, l’e-commerce a encore gagné du terrain en 2007 au
détriment des petits spécialistes en perte de vitesse. Dans l’univers
de l’électroménager, notons une belle remontée des hypermarchés et des
supermarchés qui ont joué, cette année, la carte de la valorisation
alors que les cuisinistes et les magasins de proximité sont restés
stables.
Christine DUPUIS
PANORAMIQUE 2008
Malgré une conjoncture difficile, le marché électrodomestique (EGP,
micro-informatique, téléphonie, Pem et Gem), victime des arbitrages des
consommateurs, a néanmoins enregistré, en 2007, une croissance
satisfaisante de 4,5 % en valeur, tous circuits et tous produits
confondus. Ce chiffre recouvre toutefois des disparités importantes
selon les secteurs. Notons, tout d’abord, la formidable explosion
d’Internet qui enregistre une croissance globale de 24,3 % (VAD et Pure
Players). De leur côté, les hypermarchés, qui avaient perdu du terrain,
affichent de meilleurs résultats en 2007 et font jeu égal avec les
grands spécialistes (+ 4,9 % pour les hypermarchés et + 4,8 % pour les
grands spécialistes). En 2007, ce sont les petits spécialistes qui sont
en perte de vitesse avec seulement 1,9 % de croissance. Succès du Pem
dans les GSA Le marché français d’appareils ménagers (avec près de 52
millions d’appareils vendus en 2007) a poursuivi, selon le Gifam, sa
progression et terminé l’année 2007 en hausse de 3,7 % par rapport à
2006 de son chiffre d’affaires estimé à 4,6 milliards d’euros. En
pratique, et toujours en valeur, la demande a été très bien orientée
pour le petit ménager (+ 10 %) et beaucoup plus atone pour le gros (+ 1
%). Première constatation, la distribution au format multiple des
appareils de gros électroménager reste relativement stable. En 2007,
selon GfK, près de 12 millions d’actes d’achat ont été réalisés
uniquement en gros électroménager. Seuls les hypermarchés enregistrent
une baisse régulière depuis quatre ans. Ils réalisent encore 12,5 % des
ventes en valeur du Gem en 2007 contre 16 % en 2003 alors que la vente
à distance ne cesse de gravir les échelons. Elle ne représentait que 3
% des ventes en 2003, alors qu’en 2007 elle a encore gagné du terrain
pour réaliser 5,4 % des ventes. Force est de constater une baisse
significative des ventes en volume de 8,3 % et de 3,1 % en valeur en
hypermarchés alors que la valeur de l’acte d’achat moyen est en
progression de 5,7 %. C’est un secteur où les grands multi-spécialistes
tirent une fois de plus leur épingle du jeu avec plus de 38 % des
ventes en valeur pour un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros, en
progression de 2,6 %. Plus de 5 millions d’achats ont été réalisés chez
les grands multispécialistes, en progression de 3 % par rapport à
l’année précédente. Quant aux magasins de proximité, ils enregistrent
une stabilité de leur chiffre d’affaires. Alors que les cuisinistes
confortent leur position et continuent de miser sur une valorisation de
l’acte d’achat moyen estimé à 488 euros. Dans l’univers du petit
électroménager, selon GfK, la croissance a davantage profité aux
hypermarchés qui conservent leur première place avec 45 % de part de
marché en valeur, suivis des grands multi-spécialistes qui réalisent 30
% de part de marché. Si en 2004, les hypermarchés avaient tendance à
tirer le marché vers le bas notamment avec des produits d’importation
asiatique, la tendance s’est inversée en 2007, déjà amorcée en 2006,
avec une recherche de valorisation du rayon Pem, notamment grâce aux
grandes marques. La palme de hausse de chiffre d’affaires revient aux
supermarchés avec + 15 %, suivis des grands multispécialistes avec +
9,3 %, et des hypermarchés avec + 7,1 %. De leur côté, les magasins de
proximité sont à la traîne avec seulement 2,3 % de croissance.
Intentions d’achat des Français
Selon l’Observateur Cetelem, la France af f iche des intentions d’achat
par produit, en 2008, en net retrait par rapport à l’année précédente.
Le nombre est passé de 9 produits sur 12, et particulièrement pour les
équipements en bricolage/jardinage (7 points), loisir n° 1 des ménages
français et en équipement TV, hi-fi et vidéo (5 points). Ce recul est
en totale dissonance avec le moral affiché par les ménages français
mais traduit peut-être fidèlement une réalité économique moins
flatteuse : avec une croissance inférieure à 2%en 2007 , la France
n’aura pas forcément les moyens de ses ambitions. |