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Soin du linge : un marché sans surprise
Le lave-linge est devenu incontestablement notre assistant domestique à part entière. Résolument économiques, pratiques et écologiques, les lave-linge "nouvelle génération" garantissent d’excellentes performances en temps et en énergie. Toutefois, sur ce marché de renouvellement, les efforts des fabricants n’engendrent pas nécessairement de grands élans… En effet, depuis 2001, les ventes de lave-linge enregistrent de faibles progressions. Ainsi, selon le Gifam, il s’est vendu 2,490 millions d’appareils, tousmodèles confondus, en 2007 contre 2,446millions en 2006. Quant aux dernières estimations de la conjoncture récente du Gifam, arrêtée à début décembre 2007, elles annoncent une relative stabilité en volume de + 1,5 % et de + 1,1 % en valeur. Dans ce contexte, la machine frontale constitue, depuis plusieurs années, l’élément moteur du marché des lave-linge pour enregistrer une croissance régulière de ses ventes. Selon GfK (sur quatre mois à fin avril 2007), ses ventes ont progressé de 5,6 % en volume et de 4,7 % en valeur alors que les top sont en régression de 5,9 % en volume et de 9,2 % en valeur. Dès lors, la répartition des ventes par famille de produits donne la primeur aux frontales avec 54,9 % contre 45,1 % pour les top. Rappelons que les machines top réalisaient, il y a 10 ans encore, 85 % des ventes en France ! Si pendant des années, les Français étaient des adeptes des top loading, et restaient atypiques par rapport à leurs voisins européens, depuis plus de trois ans, le phénomène s’inverse au profit des lave-linge front. En effet, d’année en année, l’exception française s’érode progressivement. Sur ce marché mature, l’érosion des prix se confirme également. En effet, la progression des premiers prix promue par une entrée de gamme significative entraîne la baisse du prix de vente moyen de 3 % des lave-linge, toutes familles confondues. Cette tendance s’explique en partie par la prolifération des "no name" et des MDD dans la famille des frontales qui représentent désormais 24 % des ventes contre 6 % pour les top loading.
Aujourd’hui, l’augmentation de la demande de grandes capacités n’est pas un phénomène de mode, mais correspond à une réelle attente des consommateurs. Elle répond au nombre croissant de lessives hebdomadaires, de charges plus importantes, de pièces plus grandes comme le drap de bain ou peignoir en éponge, voire la couette. Depuis trois ans, le développement des grandes capacités constitue l’axe majeur de développement de la front loading alors qu’auparavant, les efforts portaient principalement sur la vitesse d’essorage. Aujourd’hui, les vitesses d’essorage élevées sont acquises même sur des modèles premier prix. En 2007, 74 % des appareils offrent une vitesse d’essorage supérieure à 1 000 tours/minute contre 30 % en 2002. Si la moyenne des capacités était, il y a à peine 6 ans, de 5 kg, certains modèles vont aujourd’hui jusqu’à 9, 10 kg voire 11,5 kg. En effet, les grandes capacités se généralisent. Les appareils de 6 kilos représentent 22 % du marché en valeur et les 7 kilos et plus, 19 %. Les lave-linge top n’échappent pas à la règle. Grâce à un important travail technologique sur l'intégration du tambour et un accès incliné, certains lave-linge top peuvent offrir une plus grande capacité de lavage dans des dimensions standard.
Par ailleurs, la haute performance électronique permet de gérer tous les paramètres de lavage en fonction de la charge et du type de textiles. La "capacité variable automatique" ajuste la quantité d'eau et d'électricité nécessaire pendant les différentes phases de lavage, de rinçage et d'essorage. Dès lors, le lave-linge est devenu un complice au quotidien : pesée automatique, système spécifique qui réduit la consommation d'eau, détecte la mousse lors de l'essorage, systèmes anti-débordement et système anti-fuite…à tous ces équipements qui associent l'économie à la sécurité s'ajoute aujourd'hui la convivialité de l'interactivité. Avec l'écran LCD, tout est dit : essorage conseillé, heure de fin de cycle, phases en cours et contrôle de la fin de programme, différé ou non. Quant aux lavante-séchante, elles continuent de réaliser de bons scores de leurs ventes (+ 9,4 % en volume, + 4,2 % en valeur) alors que leur prix de vente moyen est en baisse de 4,7 %. Véritable alternative pour les ménages qui veulent le confort d’un sèche-linge sans avoir la place pour le disposer, la machine lavanteséchante bénéficie elle aussi d’avancées technologiques lui permettant de jouer dans la cour des grands.
LAVE-LINGE
Segmentation produits en % – source GIFAM
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Sèche-linge : consommateurs à convaincre
Si le lave-linge est considéré comme un appareil de première nécessité pour 95 % des foyers français, ce n'est pas le cas du sèche-linge qui en est encore au stade de la séduction avec un taux d'équipement qui frôle seulement les 31 %. Un chiffre toutefois en progression car en 2002, il ne dépassait pas 27 %. Le sèche-linge, longtemps considéré comme un produit de confort, est toutefois devenu un appareil de nécessité par ses utilisateurs. Les arguments de persuasion sont nombreux et pourtant si peu notoires. Le gain de temps est estimé à 12 jours par an car finis l'étendage et le ramassage…De plus, le linge est sec en 1 à 2 heures au lieu de 24 à 48 heures en moyenne. Son coût d'utilisation s'avère être faible : un sèchelinge 4 cycles revient à 70 centimes par semaine ! Malgré tout, le sèche-linge est un produit qui souffre d'une carence en image. Dès lors, les fabricants multiplient leurs efforts en matière de performances de séchage, de respect du linge et d'économie d'énergie d'autant que l'électronique permet d'adapter automatiquement la durée du séchage en fonction de la nature du linge et du degré de séchage souhaité grâce à des sondes qui mesurent l'humidité au cœur du linge, des capteurs qui calculent l'intensité de chaque séchage.
Si ce marché a toujours été considéré comme un secteur ne faisant pas de vagues, il déroge à la règle en 2007. Selon le Gifam, en 2007, il s’est vendu 690 000 appareils contre 631 000 en 2006, en progression de 9,4 %. Pour l’heure, les sèche-linge à condensation remportent les suffrages en réalisant 59 % des ventes, selon le Gifam, au détriment des sèche-linge à évacuation avec 41 %. Segment le plus dynamique de la famille lavage, le marché du sèchelinge a enregistré des ventes régulières tout au long de l’année 2007, une tendance positive qui devrait s’inscrire dans la durée. Parmi les avancées les plus significatives dans le domaine des sèche-linge, citons l’amélioration de la classe énergétique d’autant que c’est un appareil considéré comme étant très gros consommateur en énergie. Aussi, de plus en plus de sèche-linge bénéficient de la classe B, contribuant ainsi, par leur efficacité et leur fonctionnement finement régulé, à la préservation des ressources en eau et en énergie.